Quel caisson pour quelle pièce ?

Caissons de basse XTZ série 17 noir mat

C’est la question bien naturelle que l’on se pose quand on s’apprête à s’équiper d’un caisson de basses : quel est le bon modèle pour ma pièce ? On pense en général au volume de la pièce et on se demande si le caisson arrivera à la « remplir ».

Pour faire le bon choix, il n’est pas inutile de rappeler quelques principes de base. D’abord, un caisson émet grâce à la vibration de sa membrane des ondes sonores. Contrairement aux ondes lumineuses, les ondes sonores se propagent dans et grâce à leur milieu. Pas de son dans le vide interplanétaire ! C’est la raison pour laquelle elles perdent rapidement de leur puissance car le milieu constitue une résistance à leur propagation, en même temps qu’un support pour celle-ci.

On comprend donc que la première réflexion de bon sens consiste à ne pas multiplier les obstacles sur le chemin d’onde ! En l’absence d’obstacles, le son perd de l’intensité (des dB) en fonction de la distance parcourue. L’échelle n’est pas linéaire, mais logarithmique ; on perd 10dB au bout de 3 mètres parcourus, 20dB au bout de 10 mètres, et 30dB au bout de 50 mètres. L’oreille est un capteur « analogique » qui n’est à l’aise que dans un spectre finalement assez réduit, disons entre 85dB et 95dB. Au delà, l’oreille peut souffrir, en deçà, elle ne procure guère de sensations.

La bonne mesure de l’efficacité du caisson n’est pas la puissance mais la pression acoustique, qui reflète l’intensité de l’onde sonore. On mesure la « sensitivité » du caisson ou SPL à 1m avec 1W. Après, la puissance n’est là que pour « booster » l’onde, lui apporter un supplément de dB, et une fois de plus, l’échelle est logarithmique, pas linéaire. Si 100W apportent 20dB de plus, 200w n’apportent « que » 23dB, et 500w, 27dB. 1000w ou 2000w de plus ne « valent » que quelques dB. Il ne faut donc pas se laisser abuser par les publicités tapageuses et les chiffres de puissance destinés à impressionner le public non averti. Surtout que plus on donne de la puissance, et plus il est difficile de ne pas déformer l’onde sonore. Du coup, le prix croît bien plus vite que l’efficacité !

Enfin, dernier point à garder en mémoire : les basses ne sont pas « directives ». Il serait plus exact de dire que les gros HP des caissons sont capables d’envoyer les ondes dans toutes les directions. En général, les caissons affichent un cône de dispersion de 180°, c’est à dire que les ondes « arrosent » toute la zone devant le caisson. Par comparaison, les enceintes ont plus souvent un cône de dispersion de 90°.

À présent, nous avons toutes les informations pour bien choisir un caisson.

Caisson de basses XTZ série Cinema 3x12 noir mat

La question à poser sera : à quelle distance allons-nous être du caisson ? Si par exemple la réponse est 4 mètres, et qu’on souhaite enregistrer des pointes à 110dB (des pointes seulement, autrement ce serait très déraisonnable), il faudra que le caisson fournisse 122dB, ce qui est une valeur très élevée, d’autant que l’ampli du caisson doit pouvoir assurer une bonne tenue sur le spectre le plus large en fréquence (si possible de 20Hz à 120Hz) mais aussi une grande stabilité en puissance (si possible du mini au maxi).

XTZ, comme Rolls Royce dans son domaine, ne fournit pas les données SPL de ses caissons. La puissance est « suffisante », comme disent les distingués fournisseurs de la couronne Britannique. Oui, la puissance des caissons XTZ est « suffisante », mais il y a aussi le fait que beaucoup de fabricants disent tout et n’importe quoi, et que les chiffres ne veulent pas forcément dire grand chose d’une mesure à l’autre. Par contre, ce qui est certain, c’est que l’écart entre un 10.17, un 12.17, ou un 1×12, disposant tous d’un ampli de 500w, est assez faible au plan des décibels : 2 à 3 tout au plus.

Dans ce cas, pourquoi alors aller payer le prix du 1×12, si un 10.17 fournit à peine 2dB de moins ? Nous savons à présent que finalement, ce choix n’a pour ainsi dire rien à voir avec le volume de la pièce. Tous ces caissons font un « niveau de bruit » à peu près équivalent, qui est lui même à peu près le même que celui des concurrents. C’est donc bien une affaire de qualité du « bruit » et non pas de puissance.

Conclusion : au moment de choisir son caisson, ce n’est pas le volume de sa pièce qu’il faut regarder, mais bien plutôt ses propres désirs en termes de « rendu », de « spontanéité », de « réactivité », autant de termes qui peuvent paraître très subjectifs, mais on verra dans un autre article que ce n’est pas que subjectif, loin de là.

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