Comprendre la certification au feu des écrans

ProTek Écran Trépied

Les écrans de projection sont des appareils qui utilisent des surfaces textiles ou plastiques soumises aux règles de classification des matériaux de construction en matière de sécurité incendie. Il existe une classification européenne selon la norme EN 13501-1, définissant des classes qui commencent par la lettre « A » à « D », du moins au plus inflammable.

Bien entendu, la France s’est empressée de définir sa propre classification, commençant par la lettre « M », de « M0 » à « M4 ». Heureusement, un arrêté du 21 novembre 2002 fixe à l’annexe 4 les règles d’équivalence, ce qui rend cette classification française parfaitement inutile, mais c’est ainsi.

Le classement au feu s’établit en fonction du degré d’inflammabilité du matériau, mais également des projections éventuelles pendant la combustion, et la durée de combustion résiduelle une fois la flamme retirée. Plusieurs laboratoires en France et en Europe sont habilités à procéder à la classification après test. Comme d’habitude, il est facile de se procurer n’importe quel certificat auprès de n’importe quel « laboratoire » chinois – on trouve même pour 100 RMB des certificats à remplir à la sortie du métro à Shenzhen. Il est donc impératif, si l’on veut faire certifier un produit en Chine, d’exiger que la certification se fasse auprès d’un laboratoire homologué en Europe. Les grosses institutions européennes, telles que SGS, par exemple, sont représentées là-bas.

De manière simplifiée, on peut dire que les matériaux de classe « A » ou « M0 » sont réputés incombustibles ; les matériaux de classe « B » ou « M1 » se consument sans flamme et la combustion cesse dès que la flamme est retirée, etc.

Au fait, quelles sont les règles dans les lieux publics en France ? Eh bien tous les écrans dont la toile est classée au moins « M3 » ou « D » sont acceptés dans les lieux publics. Mais de nombreux cahiers des charges sont rédigés en exigeant un classement « M1 ». Il n’y a pourtant aucune justification technique ni sécuritaire. En fait ce n’est que du marketing ; dans les écrans de projection, il y a deux « écoles » : les écrans à toile « PVC » et les écrans à toile « fibre enduite de PVC ». La quasi totalité des écrans américains et chinois utilisent des toiles de type fibre, lesquelles sont le plus souvent classées « M2 » ; alors que les écrans français sont dans l’immense majorité de type « PVC », souvent classées « M1 ». Techniquement, la toile fibre est certes plus chère, mais bien plus résistante que la toile PVC. Alors les fabricants français ont mis en avant le côté « M1 », parce que « M1 », forcément, c’est meilleur que « M2 », non ? A force de répéter et répéter que la sécurité n’a pas de prix, et que « M1 » sera toujours plus sûr que « M2 », les fabricants français ont réussi à faire passer l’idée que la norme en lieux publics devait être « M1 ». C’est inexact, mais ça marche…

Cependant, aujourd’hui, on trouve des toiles PVC de grande qualité et durables, classées « M1 » ou « B » ; on trouve également des toiles de type fibre classées B1/B2, c’est à dire M1. Ainsi, tous les écrans SCREENLINE et PROTEK proposés par le groupe UNIFIED-AV bénéficient d’un classement « M1 » ou « équivalent M1 », avec une qualité et une durabilité bien supérieure aux médiocres PVC M1 habituellement proposés pour les salles de classe et de réunion. C’est pourquoi aujourd’hui le classement au feu, une nécessité impérative pour la sécurité des lieux publics, n’est plus un critère discriminant pour l’achat d’un écran de projection.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *